Vie de jardin

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26 Feb 2026

Le bout du nez du printemps

J'ai semé des piments, des poireaux, des oignons. Commandé quelques sachets de semences. Là, j'attends. En ayant une envie folle d'ouvrir le dôme d'humidité, de tasser le terreau et de tirer sur les graines pour accélérer leur développement. Probablement parce que j'ai besoin de voir de la vie, du beau, du concret tenace et réjouissant. Parce qu'à part ça, hein, bof. Une guerre, deux guerres, un génocide, des conspis qui veulent un référendum (c'est plate mais j'avais raison en 1994 de dire que la volonté populaire était inexistante, qu'en faire un et le perdre était une crisse de mauvaise idée, cqfd), qui inventent leur victimisation aux mains de gros méchants immigrants et veulent des femmes soumises (sinon mortes). Je sais bien que je suis rendue vieille, mais câlisse, le bien et le mal n'ont pas changé de place. Comme le dit si bien Marie-Christine Lemieux-Couture

La prémisse d’une égalité qui va trop loin ne tient pas la route.

Faque je vais installer un espace pour les semis, sous la maison, là où je devrai affronter ma claustrophobie pour le bien des tomates à venir. Continuer à réfléchir à ce potager 2026, qui sera surtout en sacs de culture, et qui aura besoin d'un tuyau suintant ou d'une autre bonne solution pour l'arrosage.

L'hiver ici a été neigeux et magnifique, mais mes bottes prennent l'eau et j'ai juste vraiment hâte (besoin?) de sortir sans me soucier de ça. Je me sens en attente de revivre. Comme une graine enfouie dans le sol qui attend son heure... mais qui aurait passé six mois à prendre du poids et à virer à l'obscurité dans sa tite tête de graine. C'est pas super winner, mon affaire. Quand j'ai semé mes piments, mes oignons, mes poireaux, c'était un peu beaucoup comme semer de l'espoir que ça finisse par pousser sous forme d'énergie. 

8 Jan 2026

Le potager de 2026

 

Le potager de 2025 a été plutôt désastreux. Arrivée trop tardive dans la région pour certaines cultures, déménagement qui occupe autrement... et maladie, infection ou insectes: mes tomates étions presque toutes mourues. Je ne fais pas confiance à la terre en place (insectes ou infection, c'est encore là), et j'entends cultiver en sacs de culture. Je l'ai déjà fait, ça ir abien, mais idéalement ça prendra un tuyau suintant et une minuterie, en plus des sacs et du terreau...

Pour 2026, en plus de mes semences, j'aurai accès à la banque de semences de la bibliothèque locale, à explorer gratuitement. Sauf que... j'ai un seul espace pour partir des plantules, et c'est sous la maison. Oui bon j'ai des tubes à DEL, des chaînes pour les installer à différentes hauteurs, et tous mes accessoires. Sauf que... c'est un espace qui a la hauteur d'une demi-personne. Et que j'ai des tendances à la claustrophobie. J'essaie de me convaincre depuis des mois, et je pense que ça ira... avec de la musique, beaucoup de lumière, et probablement des tisanes vraiment calmantes. Nan, mais je peux au moins faire les semis en haut, si j'ai de l'aide pour les descendre. De toute manière pour acclimater les plants, ça me prendra de l'aide pour les monter et descendre. Ça ne sera sans doute pas élégant, mais je crois que ce pourra être possible.

Maintenant... la chose étrange. C'est que moi qui suis anti-gourous et qui fais toujours à ma tête... je n'ai jamais cultivé dans une zone de jardinage aussi chaude (et aride, l'an passé: pire qu'en Alberta!). Et làlà? J'aimerais bien que les deuxièmes voisins, ceux qui ont toute une cour de coin de rue en potager foisonnant, me prennent sous leur aile en me disant quoi faire précisément, chaque esti de jour. C'est ridicule, et je vais me ressaisir, mais en ce moment, je me sens comme une bambine qui veut un break. J'aimerais ça arrêter d'échouer, pour un bout, si ça vous fait rien. *Soupir*