Extrait de lecture: Rose amer, de Martine Delvaux

Mon village était un village où on était fier de dire que tout le monde connaissait tout le monde. C’était un village comme tous les villages , comme tous les quartiers où vivent des gens qui se surveillent et disent s’aimer. C’était comme ça, et parfois c’était pire. Il fallait travailler fort pour protéger un secret. Il fallait être adroit, mesquin, il y avait de quoi s’occuper. C’était quelque chose comme échafauder tranquillement une trame de roman policier, et après, pendant des semaines, on s’en nourrissait.
 

 

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